Marilyn et les extraterrestres (vidéo)

À mesure que des dossiers sont déclassifiés aux États-Unis, la théorie selon laquelle Marilyn Monroe aurait été « suicidée » est de plus en plus crédible. Un document de la CIA pourrait donner de nouvelles pistes…

Le livre Diary of Secrets publié en 2021 par l’ufologue d’origine anglaise Nick Redfern est l’un des ouvrages ultra-sourcés les plus complets sur le thème de la mort de Marilyn Monroe. En reprenant des documents déclassifiés, des enquêtes menées par de nombreux passionnés aux États-Unis, et en croisant toutes les possibilités, des plus folles aux plus sages, l’auteur nous propose de nous faire une opinion sur son travail mené pendant 25 ans

. Il part pour cela d’un rapport de la CIA particulièrement époustouflant, dont il a eu la copie en main : le document de Speriglio, du nom de celui qui l’a rendu public en premier. Détective privé, ce dernier a travaillé 20 ans sur la mort de Marilyn Monroe et publié trois livres sur le sujet.

Dans les années 1950, suite à l’épisode Roswell, les témoignages se sont multipliés concernant les ovnis, et le gouvernement américain a dû prendre des mesures, notamment en classifiant les documents.

Il existe une loi qui oblige pourtant les instances du renseignement à divulguer les documents au bout d’un certain temps, ainsi que la loi FOIA (Freedom of Information Act), qui permet à tout individu de recevoir les informations qu’il souhaite sur n’importe quelle question.

Mais les services concernés ont quand même la possibilité de biffer de noir ce qui relève de la vie privée d’autres personnes ou du secret-défense. Le document de Speriglio relève de tous ces éléments à la fois.

Rappel des faits

L’infortunée Marilyn Monroe, qui était sans doute une femme douée d’une grande intelligence, mais aussi d’une forte sensibilité émotive, a connu lors de sa courte vie de nombreuses épreuves, notamment dans le domaine de l’amour. Incontestablement, elle prenait des médicaments pour réduire son anxiété et les troubles bipolaires dont elle semblait souffrir, mais aussi son insomnie chronique et de nombreux autres problèmes de santé.

Divorcée trois fois, elle a connu une vie sentimentale chaotique et entretenu des rapports étroits avec les deux frères Kennedy, ce qui a souvent été considéré comme un double adultère. Révélés par les documents récemment déclassifiés, les nombreux appels téléphoniques échangés par l’actrice et les deux frères laissent peu de place au doute.

Comme ils ont eux-mêmes été assassinés, la question de la mort de Marilyn survenue le 4 août 1962 alors qu’elle n’avait que 36 ans, notée comme « suicide possible » par le légiste, reste un mystère.

Certes, elle avait des soucis financiers, la Fox venait de la licencier et lui réclamait une somme importante, Robert Kennedy ne souhaitait plus entretenir de relation avec elle, pas plus que John qui l’avait éconduite quelques mois auparavant.

Mais elle avait aussi énormément de projets et avait passé toute la journée précédant sa mort à téléphoner à des amis, sans paraître particulièrement désespérée, bien que tenant des propos confus. Son psychiatre, le Dr Greenson, était même venu dans l’après-midi pour vérifier ses dosages de médicaments et, semble-t-il, effectuer une sorte de lavement préventif.

Sa gouvernante Eunice était présente elle aussi, et des amis lui ont rendu visite.

« Le Dr Greenson a demandé à Eunice si Marilyn avait quelqu’un avec elle, à la maison, pour la surveiller. Il est certain que Marilyn a été entendue vers 20 heures, mais aux premières heures du 5 août, Marilyn était silencieuse. Personne ne répondait à l’intérieur de sa chambre fermée à clé. Elle était partie », explique Nick Redfern.

La gouvernante, étonnée de ne plus entendre de bruit dans la nuit, et surtout inquiète que Marilyn ait fermé sa porte à clé, ce qui n’était pas dans ses habitudes, l’a découverte. Un cocktail de médicaments serait à l’origine de sa mort. Mais Marilyn les a-t-elle pris intentionnellement ?

Pour le journaliste d’investigation William Reymond, auteur du livre Marilyn, le dernier secret, l’autopsie révèle une overdose de somnifères. Or, elle avait drastiquement réduit sa consommation au cours des derniers mois.

« Les perspectives de guérison semblaient réelles. Mieux, d’autres fronts médicaux s’apaisaient. Durant l’été 1962, Marilyn parvint à ne plus être dépendante », écrit l’enquêteur.

Le document Speriglio présente cependant une conversation inquiétante survenue la veille…

La mort de Marilyn survenue le 4 août 1962 alors qu’elle n’avait que 36 ans, notée comme « suicide possible » par le légiste, reste un mystère.

Le document en question

La première chose qui choque dans ce document sulfureux rendu public par le détective Milo Speriglio en 1994, c’est qu’il est daté du 3 août 1962, soit la veille de la mort de Marilyn. Il l’avait obtenu par le biais d’un informateur travaillant à la CIA qui utilisait un pseudonyme. Quant à notre auteur Nick Redfern, il l’a récupéré en 2001.

De quoi est constitué ce papier ? C’est une page de garde résumant la retranscription de deux conversations téléphoniques qui devaient être exposées dans les pages suivantes, non fournies. La première écoute rapporte un appel entre une journaliste d’investigation, Dorothy Kilgallen, et un de ses amis, un mondain de New York très établi dans la jet-set.

Selon lui, Marilyn aurait des révélations à faire concernant une visite du Président sur une base secrète détenant des objets venus d’ailleurs. Kilgallen enchaîne en révélant qu’elle a elle-même été informée d’efforts conséquents fournis par les gouvernements anglais et américain au sujet d’un crash d’ovnis et de corps récupérés à la fin des années 1940.

La deuxième conversation téléphonique retranscrite a lieu entre Marilyn et Robert Kennedy : celle-ci se plaint d’être ignorée et négligée par les frères Kennedy. Elle ajoute qu’elle a l’intention de tenir une conférence de presse pour révéler ce qu’elle sait au sujet du projet d’assassinat de Fidel Castro et qu’elle tient un journal intime qu’elle pourrait très bien envoyer à la presse…

Pourquoi ces deux conversations sont-elles présentes sur le même document ? Ce qui est certain, si le papier est authentique, c’est que tout ce petit monde était sur écoute.

« La CIA a considéré Marilyn Monroe comme une menace pour la sécurité nationale dès l’instant où elle s’est mariée avec Arthur Miller, parce qu’il était gauchiste », cite le Dr Jack Hattem dans son ouvrage Marilyn Monroe: Murder – by Consent. 

En effet, à cette époque, les personnes de gauche étaient forcément affiliées aux communistes, donc aux Russes, selon le point de vue du gouvernement américain. Sans doute l’écoute s’est-elle renforcée dès lors qu’elle a eu des relations rapprochées avec les Kennedy

. De son côté, Dorothy Kilgallen est un personnage clé : journaliste célèbre et accroche-mollet à l’image d’Élise Lucet aujourd’hui, elle était connue pour fouiner partout. L’auteur Nick Redfern s’est procuré son dossier au FBI, il raconte :

« Il contenait des secrets gouvernementaux que Kilgallen détenait, grâce à un don impressionnant pour se procurer des informations auprès de sources privilégiées. Par exemple, des informations sur le général Tito en Yougoslavie. »

C’est cette journaliste ultra-informée qui fera le lien entre Marilyn et les extraterrestres.

Les faits avérés

Si l’origine du document de Speriglio peut être contestée, ce qu’il contient en revanche trouve des preuves ailleurs. Lors d’un déplacement en Angleterre en mai 1955, Dorothy Kilgallen a un échange avec un personnage anglais important (on ignore qui) et voici ce qu’elle rapporte au média américain International News Service :

« Des scientifiques et pilotes anglais, après avoir examiné l’épave d’un mystérieux vaisseau spatial, sont convaincus que ces étranges objets aériens ne sont pas des illusions d’optique ni des inventions soviétiques, mais bien des soucoupes volantes originaires d’une autre planète. »

C’est ce qu’elle reprend dans le rapport du FBI, y mentionnant des dissections de corps d’extraterrestres – conversation téléphonique fort probable. En effet, face à de telles informations, pourquoi ne s’en serait-elle pas ouverte à un complice aussi proche ? Dorothy Kilgallen a été retrouvée morte en 1965 à l’âge de 52 ans, d’une overdose de médicaments…

Son journal intime n’a jamais été retrouvé, tout comme celui de Marilyn.

« Jack Hattem a confirmé que le journal contenait de nombreuses informations politiques et il a été vu chez Marilyn quelques jours seulement avant sa mort », explique Nick Redfern.

L’habitude de faire taire des personnes informées et de faire disparaître les preuves avait de beaux jours devant elle.

Autre fait cité dans le document, la visite de JFK, la veille de son assassinat, au centre médical de santé de l’aérospatiale à la Brooks Air Force Base de San Antonio au Texas.

« Au cours de sa visite, nous savons qu’il a rencontré des membres du personnel de la Wright-Patterson Air Force Base de l’Ohio, qui abrite le mythique hangar 18 censé stocker des soucoupes et des corps extraterrestres. […] Les restes du crash de Roswell de 1947 sont supposés avoir été stockés sur cette base », explique Nick Redfern.

Une loi américaine spécifie que les présidents ne sont pas forcément informés des agissements de l’US Air Force. C’est un film de fiction qui aurait donné l’idée à JFK de provoquer cette visite, selon Nick Redfern. Rappelons enfin que Lee Harvey Oswald, l’assassin de JFK, travaillait sur les U-2, ces avions de guerre mis au point dans la fameuse Zone 51.

Saurons-nous un jour ?

Devant de telles interrogations, il est certain que de nombreuses informations et hypothèses circulent depuis des décennies. De même que les enquêtes qui ont abouti à la conclusion que Marilyn a été assassinée ont nécessité des années de recherches, de rencontres avec des témoins et de documents déclassifiés à éplucher.

Bien entendu, le document Speriglio peut être un faux. À l’époque, une faussaire célèbre avait fait scandale en fournissant beaucoup de papiers soi-disant originaux en échange d’espèces sonnantes et trébuchantes. Cette faussaire avait aussi réussi à prouver que les archives n’étaient pas assez sécurisées (à l’époque).

Mais le document Speriglio n’est apparu que deux fois et personne ne s’en est servi, à part Speriglio lui-même pour son livre et Nick Redfern aujourd’hui. On sait enfin que le directeur du FBI J. Edgar Hoover conservait des dossiers qui ont disparu à sa mort en 1972 :

« Appelés les “dossiers secrets”, ils étaient très différents des documents quotidiennement traités au QG du FBI. Sauvegardés par sa secrétaire, environ 150 d’entre eux ont complètement disparu ou ont été réduits en cendres. Pour vous donner une idée de l’ampleur de ce matériel hautement sensible, cela représentait plus de trente tiroirs à dossiers », précise Nick Redfern.

A priori, que cela soit Marilyn, Robert ou John, les assassinats sont liés entre eux et peut-être à des dizaines d’autres, commandités par des branches spécifiques des services secrets, avec des complicités qui restent difficiles à établir aujourd’hui.

Les archives consacrées à JFK auraient dû être déclassifiées en 2021. Joe Biden a reporté leur ouverture à décembre 2022, à cause de la pandémie. Patience, nous en saurons peut-être davantage…

Un film aurait inspiré JFK ?


Le film Seven Days in May (Sept jours en mai) raconte l’existence d’une base secrète, le Site Y, cachée dans le désert texan et dont le président ignore l’existence, présentant des caractéristiques semblables à s’y méprendre à la fameuse Zone 51.

Notons que l’auteur du scénario, Fletcher Knebel, avait beaucoup de contacts dans les renseignements et qu’il a envoyé une copie à JFK au cours de l’été 1962.

« Le Président ne connaissait pas la Zone 51 avant que Knebel ne le mette sur la voie. Alors, courant 1962, JFK a fait le mauvais choix en voulant impressionner Marilyn avec des secrets sensationnels auxquels il venait d’être exposé », conclut Nick Redfern.

(Source : INREES)

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