La « chenille-chat », mignonne mais redoutable
- La « chenille-chat » est la larve du bombyx Megalopyge opercularis.
- Elle ressemble à une touffe de poils soyeux, très douce en apparence.
- Sous ces poils se cachent des épines reliées à des glandes à venin.
- Sa piqûre provoque une douleur intense, parfois pendant des heures.
Elle a tout du petit animal de dessin animé : une touffe de poils soyeux, une allure de mini-perruque ou de chat miniature. Impossible de résister à l’envie de la toucher. Grave erreur : la « chenille-chat » est l’une des chenilles les plus venimeuses qui soient.
Un piège tout en douceur
Ce que l’on prend pour une fourrure inoffensive est un déguisement. Sous les longs poils souples se cachent des épines creuses reliées à des glandes à venin. Au moindre contact, elles se plantent dans la peau et libèrent leur toxine. Le prédateur — ou le promeneur trop curieux — comprend aussitôt son erreur.
Une piqûre parmi les plus douloureuses
Les victimes décrivent une douleur fulgurante, comparée à une fracture ou à une brûlure, qui remonte le long du bras et peut s’accompagner de nausées et de maux de tête. La souffrance dure des heures. Dans le registre des créatures qui infligent un supplice hors de proportion avec leur taille, elle rejoint sans peine la gympie-gympie, la plante la plus dangereuse.
Où la croise-t-on ?
On la trouve surtout dans le sud des États-Unis et en Amérique centrale, sur les arbres et les haies. La règle est simple : on ne touche jamais une chenille velue inconnue. Comme le solifuge, elle rappelle que l’aspect d’une bête n’a rien à voir avec sa dangerosité.
