Les cimetières de vélos, revers du boom chinois du libre-service
- Vers 2017, des dizaines de sociétés lancent le vélo en libre-service en Chine.
- La surproduction crée des millions de vélos en trop.
- Les municipalités confisquent et entassent les vélos abandonnés.
- Résultat : d’immenses « cimetières » de bicyclettes multicolores.
Vues du ciel, ce sont des mosaïques géantes de jaune, d’orange et de bleu, s’étendant à perte de vue. Ces images spectaculaires ont fait le tour du monde : les « cimetières de vélos » de Chine, revers d’une révolution urbaine partie trop vite et trop fort.
Un boom incontrôlé
Vers 2017, la Chine s’enthousiasme pour le vélo en libre-service : des dizaines d’entreprises inondent les villes de bicyclettes connectées. La concurrence est telle qu’on en produit bien plus que nécessaire. Une frénésie économique qui, comme le brouillard mortel de Donora, montre les excès de l’activité humaine.
Des montagnes de métal
Quand la bulle éclate, les faillites s’enchaînent et des millions de vélos se retrouvent orphelins. Les villes les confisquent et les entassent sur d’immenses terrains vagues. Ces amas colorés composent des paysages irréels, presque artistiques, dignes des installations que nous évoquons ailleurs.
Une leçon d’urbanisme
Ces cimetières sont devenus un symbole : celui de la surconsommation et du gaspillage. La Chine a depuis mieux encadré le secteur. Reste ces images saisissantes, qui rappellent qu’une bonne idée mal maîtrisée peut laisser des traces spectaculaires dans le paysage.
