Voyage Insolite
Lieux insolites

Le calmar vampire des enfers, fantôme des abysses

Maël Kerdraon Par Maël Kerdraon · 10 juillet 2026 · 2 min de lecture
L’essentiel
  • Le calmar vampire (Vampyroteuthis infernalis) vit entre 600 et 1000 mètres de fond.
  • Son nom signifie « calmar vampire des enfers », à cause de sa cape sombre.
  • Il ne chasse pas : il se nourrit de « neige marine », des débris qui tombent.
  • Il peut se retourner comme un parapluie pour se protéger.
Carte d’identité
Nom savant
Vampyroteuthis infernalis
Taille
30 cm environ
Profondeur
600 à 1000 m
Régime
Neige marine (débris)
Particularité
Ni pieuvre ni calmar : un ordre à lui seul

Son nom fait froid dans le dos : « calmar vampire des enfers ». Pourtant, cette petite créature des abysses ne mérite pas sa réputation. Loin d’être un monstre sanguinaire, c’est un être fragile et discret, vestige d’une lignée vieille de millions d’années.

Un vampire qui n’en est pas un

Le calmar vampire doit son nom à sa peau sombre et à la membrane qui relie ses bras, comme une cape. Mais il ne suce aucun sang : il filtre la « neige marine », ces particules qui pleuvent des eaux de surface. Un régime paisible, à l’opposé de sa légende — un peu comme le solifuge, plus effrayant que dangereux.

Ni pieuvre ni calmar

Génétiquement, il n’est ni une pieuvre ni un calmar : il occupe un ordre à lui tout seul, resté quasi inchangé depuis des millions d’années. C’est un « fossile vivant », comme la grenouille violette ou le trionyx de Chine, témoin d’un monde ancien préservé dans le noir des profondeurs.

Maître de l’obscurité

Privé de lumière, il a développé des organes lumineux et de grands yeux bleutés, parmi les plus grands du règne animal par rapport au corps. Menacé, il se retourne comme un parapluie, exposant des piquants inoffensifs. Une survie tout en bluff, digne des abysses les plus mystérieuses.

À propos de l'auteur

Maël Kerdraon
Maël Kerdraon

Né en Bretagne, biberonné aux légendes de bord de mer, je parcours le monde pour ses grands paysages autant que pour ses lieux qui intriguent. Sur Voyage Insolite, je ne raconte que des endroits où je suis allé — et dont j'ai pris le temps de vérifier l'histoire.