Méduses : un cycle de vie qui défie la mort
- La méduse alterne deux formes : un polype fixé au fond, puis la méduse flottante.
- Un seul polype peut libérer de nombreuses petites méduses par bourgeonnement.
- La reproduction sexuée donne une larve qui redevient polype : la boucle est bouclée.
- Une espèce, Turritopsis, peut inverser son cycle et « rajeunir ».
Existe-t-il une méduse « immortelle » ?
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Oui : Turritopsis dohrnii. En cas de stress, elle peut repasser du stade adulte au stade polype, puis recommencer sa vie. En théorie, elle échappe ainsi à la vieillesse.
La méduse semble simple : une cloche, des tentacules, et elle dérive. Pourtant, son cycle de vie est l’un des plus surprenants du monde animal. Entre une phase fixée au rocher et une phase flottante, certaines espèces vont jusqu’à défier la mort elle-même.
Deux vies en une
La méduse commence sa vie fixée au fond, sous la forme d’un petit polype ressemblant à une anémone. Puis ce polype se divise et libère de minuscules méduses qui partent à la dérive. Cette double existence, fixe puis mobile, est aussi étrange que celle de la grenouille violette, enfouie sous terre presque toute l’année.
Se multiplier de mille façons
Les méduses combinent deux stratégies : la reproduction sexuée, qui donne des larves, et le bourgeonnement, où un polype produit des clones. Résultat : des « blooms » spectaculaires, ces invasions de méduses qui envahissent parfois les côtes. Une prolifération qui rappelle la ténacité d’autres survivants, comme le lapin des mers.
La méduse qui rajeunit
Le cas le plus fou est celui de Turritopsis dohrnii, la « méduse immortelle ». Face au danger, elle rembobine son propre développement et redevient polype. Une prouesse biologique qui fascine les chercheurs et place la méduse au rang des énigmes vivantes, aux côtés du trionyx de Chine.
