Voyage Insolite
Légendes & mystères

Le jackalope, ce lièvre à cornes entre mythe et réalité

Maël Kerdraon Par Maël Kerdraon · 10 juillet 2026 · 2 min de lecture
L’essentiel
  • Le jackalope est un lièvre à cornes de cerf, star du folklore américain.
  • C’est une invention de taxidermistes des années 1930.
  • Mais un virus réel, le Shope, provoque des excroissances chez les lapins.
  • Ces « cornes » virales ont sans doute inspiré la légende.
Vrai ou faux
Aucun lapin ne peut réellement porter des sortes de cornes.

Faux. Un virus, le papillomavirus de Shope, provoque chez certains lapins des excroissances kératinisées qui ressemblent à des cornes. La légende du jackalope a une base bien réelle.

Dans l’Ouest américain, on raconte l’existence d’un animal impossible : un lièvre coiffé de bois de cerf, le jackalope. Souvenir de bar, farce de taxidermiste ou vraie créature ? Comme souvent, la vérité se cache quelque part entre la blague et la biologie.

Une farce devenue légende

Le jackalope naît dans les années 1930, quand des taxidermistes greffent des bois sur des têtes de lièvre pour amuser les clients. L’objet cartonne, les cartes postales suivent, et la créature entre au panthéon des mythes américains, aux côtés d’autres canulars célèbres comme la Zone du Silence.

Un fond de vérité

Sauf que la nature a de l’humour : un virus bien réel, le papillomavirus de Shope, provoque chez certains lapins des excroissances dures ressemblant à des cornes. Les colons ont sans doute croisé de tels animaux, nourrissant la légende. Le réel dépasse parfois la fiction, comme avec le ligre.

Pourquoi la légende dure

Le jackalope survit parce qu’il mêle le rire et le doute : on sait que c’est faux, mais un petit quelque chose de vrai le rend crédible. C’est le propre des grandes légendes populaires, celles qui traversent les générations comme les fantômes de nos lieux hantés de France.

À propos de l'auteur

Maël Kerdraon
Maël Kerdraon

Né en Bretagne, biberonné aux légendes de bord de mer, je parcours le monde pour ses grands paysages autant que pour ses lieux qui intriguent. Sur Voyage Insolite, je ne raconte que des endroits où je suis allé — et dont j'ai pris le temps de vérifier l'histoire.