L’image du jour : Le trou noir de la Voie lactée (vidéo)

Cliquez sur l’image pour l »agrandir. Crédit  : X-ray – NASA/CXC/SAO , IR – NASA/HST/STScI ; En médaillon : Radio – Collaboration avec le télescope Event Horizon

Il y a un trou noir au centre de la Voie lactée. 

On y observe des étoiles en orbite autour d’ un objet très massif et compact connu sous le nom de Sgr A* (disons « sadge-ay-star » ). 

Mais cette image radio qui vient d’être publiée (en médaillon) du télescope Event Horizon de la planète Terre est la première preuve directe du trou noir central de la Voie Lactée. 

Comme prédit par la théorie de la relativité générale d’Einstein, la forte gravité du trou noir de quatre millions de masse solaire dévie la lumière et crée une région centrale sombre semblable à une ombre entourée d’une structure annulaire brillante. 

Les observations de soutien faites par les télescopes spatiaux et les observatoires au sol fournissent une vue plus large de l’environnement dynamique du centre galactique et un contexte important pour l’image du trou noir du télescope Event Horizon. 

L’image du panneau principal montre les données de rayons X de Chandra et les données infrarouges de Hubble. 

Alors que le panneau principal mesure environ 7 années-lumière de diamètre, l’image en médaillon du télescope Event Horizon elle-même ne couvre que 10 minutes -lumière au centre de notre galaxie, à quelque 27 000 années-lumière de distance .

Combien y a-t-il de civilisations extraterrestres dans la Voie Lactée ? (vidéo)

Cette vue d’artiste représente Kepler-186f, la première planète de dimension terrestre confirmée, orbitant autour d’une lointaine étoile dans la zone habitable. PHOTOGRAPHIE DE ILLUSTRATION DE LA NASA AMES/JPL-CALTECH/T. PYLE

Voilà qui devrait ravir les chasseurs de vie extraterrestre : plus de 300 millions de mondes présentant des conditions propices à la vie telle que nous la connaissons sont dispersés dans la Voie lactée. Lire la suite

Les Australopithèques auraient vu la gigantesque éruption du trou noir au centre de la Voie lactée (vidéo)

Il y a environ 3,5 millions d’années – juste un clin d’œil à l’échelle cosmique – une formidable explosion a secoué le centre de notre galaxie. Nos lointains ancêtres hominidés, déjà en marche sur les plaines africaines, l’auraient probablement vue comme le montre cette image d’artiste. © Nasa, ESA, G. Cecil (UNC, Chapel Hill) and J. DePasquale (STScI)

Il y a environ 3,5 millions d’années, le trou noir supermassif de la Voie lactée serait rentré brusquement en activité en accrétant un nuage de gaz contenant l’équivalent de 100.000 masses solaires. Lire la suite

Les astronomes voient des «étincelles» autour du trou noir supermassif de la Voie lactée

Vue d’artiste du disque gazeux autour du trou noir supermassif. Des points chauds entourant le trou noir pourraient produire l’émission millimétrique quasi-périodique détectée avec l’ALMA. Crédit: Keio University

Les astronomes sont conscients que le trou noir supermassif au centre de la Voie lactée s’évase de temps en temps en raison de l’absorption soudaine de nuages ​​de matière. Lire la suite

L’image du jour : Le centre magnétique de notre galaxie (vidéo)

Crédit : Observatoire SOFIA de la NASA

À quoi ressemble le champ magnétique au centre de notre galaxie de la Voie lactée ?

L’observatoire SOFIA de la NASA a imagé la région centrale avec un instrument appelé HAWC +. Ce dernier cartographie le magnétisme en observant la lumière infrarouge polarisée émise par des grains de poussière qui tournent en alignement avec le champ magnétique local.

Au centre de notre Voie lactée se trouve un trou noir supermassif qui absorbe le gaz des étoiles qu’il a récemment détruites. Cependant, le trou noir de notre galaxie est relativement calme comparé au taux d’absorption des trous noirs centraux dans les galaxies actives. L’image présentée ici donne une idée de la raison : un champ magnétique environnant peut soit canaliser le gaz dans le trou noir (ce qui éclaire son extérieur), soit forcer le gaz dans un schéma de maintien du disque d’accrétion (le rendant ainsi temporairement moins actif).

L’inspection de cette image à l’allure irréelle, semblable à une œuvre alliant impasto et astrophysique gravitationnelle, dévoile un indice important en détaillant le champ magnétique à l’intérieur et autour d’un anneau poussiéreux entourant le Sagittaire A* (le trou noir au centre de la Voie lactée).

Bon week end à toutes et à tous

La Voie Lactée offre aux voyageurs galactiques beaucoup de points d’eau (vidéo)

Conception artistique de planètes dans une zone habitable, alignées par taille, avec la Terre positionnée le plus à droite. Photo: NASA

Les voyageurs de l’espace n’ont pas besoin d’emporter beaucoup d’eau pour leur périple à l’intérieur et au-delà de la Voie Lactée. Selon les nouvelles découvertes présentées le 17 août 2018 à Goldschmidt , une conférence annuelle de géochimie organisée à Boston cette année, des milliers de planètes en dehors de notre système solaire, deux à quatre fois plus vastes que la Terre, sont riches en eau. Lire la suite

Notre Voie lactée aurait absorbé une quinzaine de galaxies depuis sa formation (vidéo)

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Notre galaxie est une sacrée gloutonne. Une nouvelle étude a confirmé que la Voie lactée aurait absorbé une quinzaine de galaxies en l’espace de plus de 12 milliards d’années. En mesurant l’âge des étoiles présentes à sa périphérie, les astronomes ont pu reconstituer les différentes fusions qui ont jalonné son histoire.

Tout comme Rome, la Voie lactée ne s’est pas faite en un jour. Ni seule d’ailleurs. Sur plus de 12 milliards d’années d’existence, elle se serait en effet frottée à approximativement 15 autres galaxies selon une nouvelle étude publiée par des astronomes de l’université d’Heidelberg en Allemagne.

Notre galaxie a grandi à la fois par fusion avec d’autres galaxies, et par accrétion de gaz pour former de nouvelles étoiles. Le processus de fusion est d’ailleurs toujours en cours, avec une collision entre la Voie lactée et la galaxie du Sagittaire qui devrait durer encore pendant une centaine de millions d’années.

Comment les astronomes ont-ils reconstruit cet historique ?

Pour remonter la trace de ces évènements, les chercheurs de l’université d’Heidelberg ont étudié 96 amas d’étoiles présents dans le halo galactique de notre Voie lactée. Le halo galactique est en quelque sorte la banlieue de l’espace. C’est une région périphérique qui entoure les galaxies spirales comme la nôtre.

Alors que la majorité des étoiles des galaxie spirales se déplacent sur un même plan, le mouvement des étoiles du halo est beaucoup moins régulier. Ces étoiles sont également bien plus anciennes que celles plus proches du centre des galaxies et sont concentrées dans des structures sphériques appelées amas globulaires. Ces regroupements contiennent typiquement une centaine de milliers d’étoiles, souvent les plus âgées de la galaxie.

L’âge des étoiles étudiées a été déterminé à partir de la mesure de leur métallicité, autrement dit leur abondance en certains éléments lourds. Plus les étoiles en sont riches, plus elles sont vieilles. En scrutant ainsi ces 96 amas globulaires, les chercheurs ont pu comparer leurs données à des modèles de formation de la Voie lactée.

Des résultats qui valident de précédentes hypothèses

Ils ont pu en déduire, que sur les 150 amas que compte notre galaxie, près de 40% d’entre eux serait issus d’une quinzaine de galaxies entrées précédemment en collision avec la nôtre. Les astronomes ont ainsi recomposé la généalogie de notre galaxie, avec une marge d’incertitude sur le nombre exacte de fusions, ainsi que leur répartition précise dans le temps.

Selon les résultats publiés en ligne sur le site ArXiv, la plupart des collisions intergalactiques se seraient vraisemblablement produites dans les jeunes années de notre galaxie, il y a plus de 9 milliards d’années. Ces conclusions sont conformes aux observations faites depuis 2013 dans le cadre du Dark Energy Survey, une initiative de très grande envergure pour en apprendre plus sur la mystérieuse énergie noire. Elles avaient mis en évidence le rejet de matière intergalactique typique des collisions entre galaxies.

(Source : Maxi Sciences)