Des structures en terre étonnantes mettent en valeur les compétences en ingénierie des premiers amérindiens (vidéo)

L’un des monticules de Poverty Point. (Jennifer R. Trotter/Wikimedia Commons/CC BY-SA 4.0)

Poverty Point, dans le nord de la Louisiane, est l’une des premières civilisations américaines jamais enregistrées, habitée par une communauté d’Amérindiens dès 1700 avant notre ère . Dans une nouvelle étude, des chercheurs ont montré que ces habitants étaient des ingénieurs hautement qualifiés, plutôt que des chasseurs-cueilleurs plus simples comme ils sont souvent décrits.

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Les code-talkers amérindiens (vidéo)

Les Code-talkers étaient plus de 400 soldats amérindiens, compris Assiniboin , Cherokee , Cheyenne , Choctaw , Comanche , Cree , Crow , Fox , Hopi , Kiowa , Menominee , Navajo , Ojibwa , Oneida , Osage , Pawnee , Sauk , Seminole et Sioux, les hommes – qui ont transmis des messages sensibles en temps de guerre en parlant leur langue maternelle, en les utilisant en fait comme des codes.  Lire la suite

La culture amérindienne au secours des huîtres (vidéo)

En analysant près de 40 000 huîtres sur la côte est des États-Unis, archéologues, biologistes et anthropologues tentent de comprendre comme les populations amérindiennes ont réussi à concilier exploitation et préservation de cette ressource marine durant plusieurs milliers d’années. De quoi inspirer nos contemporains.

Crater Lake, lieu de légendes amérindiennes (vidéo)

1En découvrant Crater Lake, on comprend aussitôt pourquoi il a toujours inspiré aux Klamath, peuple amérindien originaire de cette partie de l’Oregon, une telle révérence.  Lire la suite

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Au Canada, le salaire du chef indien fait hurler le contribuable

Ron Giesbrecht est le grand chef de la réserve Kwikwetlem, une petite communauté de 35 habitants (crédit photo ;  CTV News file photo)

Ron Giesbrecht est le grand chef de la réserve Kwikwetlem, une petite communauté de 35 habitants (crédit photo ; CTV News file photo)

Le grand chef de la petite communauté amérindienne de 35 habitants coule des jours confortables avec des revenus déclarés de 53.000 euros par mois. L’affaire fait scandale. D’autant que le pactole du grand chef est, à l’instar, des revenus de tous les Indiens, non imposable.

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« On nous appelait les sauvages »

saDominique Rankin est homme-médecine et chef héréditaire algonquin. Victime des violences perpétrées au Canada contre les amérindiens, il a su dépasser la rancœur et la haine pour avancer vers le pardon et la réconciliation. Un parcours hors du commun.

Vous aimeriez, vous, qu’on vous traite de maudit sauvage ? Qu’on vous arrache à votre terre et à vos parents ? Qu’on vous oblige à renier vos origines et vos valeurs ? L’histoire paraît d’un autre temps. Le chef amérindien Dominique Rankin, pourtant, du haut de ses 67 ans, peut en témoigner. C’est l’histoire qu’il a vécue, enfant, lorsque les Blancs ont exproprié sa famille pour s’accaparer la forêt où elle vivait. Lorsqu’ils se sont retrouvés parqués à proximité de la ville, sans avoir le droit de la fréquenter. Lorsque qu’il a été envoyé de force avec cinq de ses frères et sœurs au « pensionnat des petits sauvages », confiés aux bons soins d’hommes et de femmes d’Eglise « qui ne nous aimaient pas ».

Un processus déshumanisant

« Leur but était de faire de nous des Blancs, en tuant le petit indien à l’intérieur », se souvient Dominique Rankin. Interdiction de parler l’algonquin ou de porter des vêtements traditionnels. Interdiction d’être identifié autrement que par un numéro. Interdiction de croire en autre chose que dans le Diable et le Bon Dieu… La violence est morale, mentale, mais aussi physique. Chaque pas de travers est puni par des sévices corporels et des abus sexuels, perpétrés par des hommes autant que par des femmes. « Certains missionnaires étaient bons, tient-il à nuancer, mais ils se protégeaient les uns les autres. »

Les jeunes amérindiens sont cloîtrés, désemparés, incapables de concevoir ce qu’ils endurent et d’en parler. « Avant d’arriver là, nous ne connaissions pas la violence, rappelle Dominique Rankin. Dans notre langue, il n’y a pas de mot pour désigner le viol ; on n’en a pas besoin. » Au fil des années, les élèves se blindent, apprennent à répondre à la haine par la haine, à la violence par la violence. Après 6 ans au pensionnat, « à 14 ans, j’étais devenu dangereux, confirme le chef algonquin. Tout ce qu’on voulait, c’était faire mal », au point de s’organiser pour filer une raclée au plus sadique de leurs oppresseurs. Bilan : fracture du crâne pour l’agressé, passage devant la justice pour ses jeunes agresseurs, et là, miracle, l’oreille attentive d’un juge. Le magistrat écoute leur récit et ordonne qu’ils ne remettent jamais les pieds au pensionnat.

Mais le mal est fait. « Nous avions appris à ne pas nous aimer, à ne pas aimer nos parents et à détester les Blancs », indique Dominique Rankin. Comme bien des siens, il sombre alors dans l’alcool et l’errance, jusqu’au jour où sa mère vient le chercher dans le parc où il a échoué. Sans un pourquoi, juste pour le ramener chez lui, à lui – car « pas de réconciliation possible avec les autres sans réconciliation, d’abord, avec soi-même ».

Retour à soi

Au contact de sa terre, des anciens et de leurs enseignements, Dominique Rankin retrouve ses esprits.« Dans la nature, tu as l’esprit et le cœur libres, estime-t-il. En observant les arbres, les plantes, les animaux, en les écoutant, tu reçois de purs enseignements. Quand je suis retourné dans la forêt, je suis redevenu moi ; non plus l’enfant du pensionnat mais celui de la forêt », que ses aînés avaient reconnu dès l’âge de 7 ans comme un futur homme-médecine.

« Le pensionnat avait fait de moi un objet, une victime. » Au gré des initiations, au contact des anciens et du monde spirituel, il lâche prise de la violence et de la rancœur qui le rongeait. « Pendant des années, j’ai jugé : l’Eglise, les religieux, les Blancs. Dans ma tête, c’est tout ce monde-là qui m’avait violé. Mais ce n’est pas vrai ; c’est simplement l’homme et la femme malades ». La force de Dominique Rankin est d’avoir pris conscience que « l’autre » n’est pas « tous les autres ». Que le bourreau peut être aussi victime : d’un système, d’un schéma de pensée, d’un problème ou d’une pathologie personnelle… Et qu’il avait en lui la possibilité de recouvrer sa liberté d’être. « Ma chance est d’avoir eu des bases solides, dit-il. Merci à mes ancêtres, merci au grand esprit ! J’ai simplement eu à aller rechercher ce que j’avais délaissé. »

Dominique Rankin est devenu un exemple. Son témoignage a permis à d’autres de s’ouvrir et de faire le chemin. En tant que chef politique, il a œuvré pour l’affirmation et la reconnaissance de la culture amérindienne. Aujourd’hui, il se consacre à son rôle d’homme-médecine et de leader spirituel, tant pour les siens que pour les Blancs qui, de plus en plus, font la démarche de venir à lui pour bénéficier de sa sagesse et de ses enseignements. « Aujourd’hui, j’aime le monde, conclut-il. Avant je le détestais. » Mais impossible d’oublier. Le processus de guérison est quotidien. Tous les jours, il doit, nous devons tous, dépasser nos peurs et nos conditionnements pour faire l’effort de « nous trouver comme humains » et travailler, ensemble, au rassemblement.

(Source : INREES)

Rencontres avec Dominique Rankin en Europe

On nous appelait les sauvages, Dominique Rankin, Marie-Josée Tardif
Le jour (Mars 2012 ; 160 pages)