Un indice vieux de 550 ans pourrait nous en apprendre plus sur Dracula (vidéo)

Un portrait du XVIe siècle de Vlad III, plus communément appelé Vlad l’Empaleur ou Vlad Dracula. Photo : Ian Dagnall Computing/Alamy

Dracula, vampire sanguinaire du roman de Bram Stoker, sorti en 1897, n’a jamais existé. Le personnage est néanmoins inspiré d’une figure historique ayant vécu au 15e siècle, Vlad III, dit “L’Empaleur”.

Grâce à une méthode d’analyse des molécules, des scientifiques espèrent pouvoir dresser un portrait inédit du prince de Valachie.

Vlad III fait l’objet de nombreuses légendes sanglantes, mais on connaît réellement bien peu de choses à propos de ce prince d’autrefois. Gleb et Svetlana Zilberstein, deux chercheurs originaires du Kazakhstan, tentent de dresser un portrait de L’Empaleur, grâce à plusieurs lettres vieilles de 550 ans écrites par le prince lui-même.

“C’était mystique”, a déclaré Gleb Zilberstein. “Toute la nuit, après l’extraction des molécules de Dracula, il a plu, les chiens ont hurlé et les éclairs ont jailli. C’était vraiment une atmosphère très magique.”

La description est théâtrale, mais la méthode employée par Gleb et Svetlana Zilberstein est tout à fait sérieuse. En analysant les biomolécules, plus stables que l’ADN selon eux, ils sont capables de définir leur composition, leur âge et l’époque à laquelle un objet a été créé et utilisé.

“Ces molécules peuvent fournir des informations à propos des conditions environnementales, de la santé, du mode de vie ou encore de l’alimentation de la figure historique à qui elles appartiennent”, a indiqué Glen Zilberstein au Guardian.

Une méthode éprouvée

Les scientifiques n’en sont pas à leur coup d’essai. Leur méthode d’analyse des molécules, mise au point avec l’aide du professeur Pier Giorgio Righetti, de l’Université polytechnique de Milan, a permis d’analyser le manuscrit original du “Maître et Marguerite”, de l’écrivain soviétique Mikhail Bulgakov.

“Nous avons trouvé des traces de morphine et de protéines liées à une pathologie rénale sur certaines pages du manuscrit, ce qui prouve que l’auteur a écrit sous l’influence de médicaments”, a expliqué Glen Zilberstein.

Avec cette même méthode, les deux chercheurs ont également découvert que l’écrivain russe Anton Chekhov avait souffert d’une tuberculose avant qu’un AVC n’ait raison de lui, le 15 juillet 1904. Ils ont aussi découvert que George Orwell était décédé des suites d’une tuberculose contractée en Espagne.

“Grâce à notre analyse, nous espérons pouvoir reconstituer un portrait moléculaire de Vlad Dracula lorsqu’il a écrit ou signé ces lettres, mais aussi en savoir plus sur sa santé, ce qu’il mangeait et l’environnement dans lequel il vivait”, ont conclu les scientifiques.

(Source The Guardian)

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