Dans une nouvelle étude, des scientifiques révèlent les propriétés étonnantes d’un insecte : le doryphore.
Avez-vous déjà entendu parler du doryphore ? Il s’agit d’un insecte rayé de jaune et de noir d’environ 1 cm. Appartenant à l’ordre des coléoptères, il est connu pour ravager les cultures de pomme de terre.
Mais il existe un autre aspect de cet insecte qui vient d’être découvert par des scientifiques de la Western University : le doryphore aurait la capacité de détruire et faire repousser ses muscles à la demande, ce qui lui permet de conserver son énergie pendant l’hiver.
Dans l’étude publiée dans la revue PNAS, l’équipe de scientifiques explique que les doryphores en hibernation décomposent les mitochondries dans leur muscle de vol, en préparation aux hivers rigoureux.
Comme l’explique la Western University, les mitochondries,
« souvent appelées les centrales électriques de la cellule, fournissent normalement de l’énergie pour le vol et le métabolisme. Dans les muscles humains, les mitochondries se dégradent lorsqu’elles ne sont pas utilisées (par exemple, chez les astronautes qui passent beaucoup de temps en apesanteur) et nécessitent de l’exercice pour stimuler la repousse ».
Pour faire revenir leurs mitochondries, les humains doivent faire de l’exercice. Mais ces insectes étonnants, eux, peuvent faire repousser spontanément leurs mitochondries à la demande et préparer leurs muscles pour le vol au printemps.
Ainsi, lors de leurs observations, les chercheurs se sont rendus compte que les mitochondries avaient disparu des muscles des doryphores pendant l’hiver, avant de revenir au printemps, alors que les insectes n’avaient absolument pas bougé.
« Cette capacité à simplement faire repousser un muscle entier plein de mitochondries est complètement nouvelle et explique comment les coléoptères sont capables d’économiser de l’énergie tout l’hiver, tout en étant prêts à voler et à s’accoupler immédiatement au printemps », a déclaré dans un communiqué Jackie Lebenzon, l’une des auteures de l’étude.
Pour le moment, l’équipe de scientifiques ne sait pas si tous les insectes en hibernation utilisent cette stratégie pour économiser de l’énergie.
Mais cette découverte pourrait être une aide précieuse pour tenter de guérir certaines maladies musculaires.
(Source : GEO)