Comment les lézards s’équilibrent avec le fait de perdre leur queue (vidéo)

Pour se sortir de situations délicates, certains lézards détachent leur queue de leur corps et se précipitent.

Les scientifiques se demandent depuis longtemps comment les os et les muscles de ces queues – qui aident à l’équilibre et au mouvement – peuvent se couper facilement en cas de besoin, mais rester fermement en place lorsqu’ils ne le sont pas.

Des études antérieures ont montré que les vertèbres de la queue d’un lézard sont entourées de muscles qui s’emboîtent comme des bouchons et des douilles, chaque « bouchon » conique étant recouvert de bosses microscopiques.

Dans une nouvelle étude, les chercheurs ont zoomé sur les douilles avec un microscope électronique à balayage. Ils pensaient qu’ils trouveraient des encoches concaves pour que les bosses s’y adaptent, comme des doigts dans un gant.

Au lieu de cela, ils n’ont trouvé que de petites indentations, à peine le mécanisme de verrouillage et de libération sécurisé auquel ils s’attendaient. Mais ils ont également découvert que le haut de chaque bosse était parsemé de trous appelés nanopores. Pour voir s’ils jouaient un rôle dans le détachement, les chercheurs ont fabriqué des queues modèles en verre, avec ou sans patchs en silicone parsemés de rainures de type nanopore.

Les fausses queues avec des patchs nanopores étaient les plus difficiles à séparer. De petites fissures créées par les pores ont permis à la « queue » de se déplacer avec souplesse sans se cliver au mauvais moment.

Alors, comment les lézards activent-ils leur mécanisme d’échappement en cas de besoin ?

Tout dépend de la façon dont ils plient et tirent la queue, rapportent aujourd’hui les chercheurs dans Science. Ils ont filmé de vraies queues de lézards avec une vidéo à haute et ont constaté que lorsque les lézards veulent se détacher, ils plient leur queue à un angle latéral plutôt qu’en tirant directement vers l’arrière.

Les chercheurs ont testé le mouvement avec leurs modèles en silicone et ont découvert que les patchs étaient beaucoup plus faciles à décoller comme un autocollant qu’à retirer comme un bouchon.

Mais ne vous inquiétez pas, la plupart des appendices manquants repoussent, bien que sous la forme d’un « moignon » de cartilage, en quelques semaines.

Lire la recherche sur science.org

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