« L’écriture du diable » enfin déchiffré, résolvant un mystère vieux de 160 ans (vidéo)

Personne n’avait réussi à déchiffrer le « code Dickens », une sténographie utilisée par le romancier de l’époque victorienne pour ses documents personnels et confidentiels, jusqu’à aujourd’hui où un Américain a décodé une lettre de l’auteur anglais datant de 1859.

Charles Dickens, l’auteur de David Copperfield et d’Oliver Twist, est considéré comme l’un des plus grands romanciers de son époque, notamment grâce à ses feuilletons qui étaient publiés dans les journaux anglais.

Mais Dickens écrivait aussi en privé, en utilisant une sténographie qu’il appelait « l’écriture du diable », et qui depuis près de 160 ans restait un mystère indéchiffrable.

 « Dickens a appris un système de sténographie difficile, appelé Brachygraphie, qu’il évoque d’ailleurs dans son roman, David Copperfield, l’appelant un mystère sténographique sauvage », explique The Dickens Code, un site web dédié à la résolution de ce mystère et qui met à disposition des copies de certaines lettres de l’auteur. Le site ajoute que « Dickens a utilisé la sténographie tout au long de sa vie, mais pendant qu’il utilisait le système, il le modifiait également. Ainsi, les crochets, les lignes, les cercles et les gribouillis sur la page sont très difficiles à déchiffrer ».

Le projet Dickens Code a donc offert à quiconque pouvait transcrire cette sténographie une somme de 300 livres sterling.

Et c’est finalement un Américain, Shane Baggs, qui n’avait jamais lu un roman de Dickens auparavant, qui est parvenu à déchiffrer l’une des lettres rédigées par l’auteur. Spécialiste en support technique informatique en Californie, Shane Baggs a passé environ six mois à travailler sur le texte, principalement après le travail. Il a déclaré qu’il avait entendu parler du concours pour la première fois par le biais d’un groupe sur Reddit dédié au craquage des codes et à la recherche de messages cachés.

Seulement 70 % de la lettre déchiffrée

Le document décodé est donc une lettre de 1859, adressée au rédacteur en chef du Times, John Thaddeus Delane, où Charles Dickens dit qu’un employé du journal a eu tort de rejeter une publicité qu’il voulait dans le journal faisant la promotion d’une nouvelle publication littéraire, et l’auteur demande à nouveau qu’elle soit diffusée.

Mais seulement 70 % de cette lettre a été déchiffrée, le code Dickens a donc encore du travail à faire et continue de faire appel à des bénévoles, mais sans récompense cette fois-ci.

(Source : GEO)

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