Petit peuple, les voix de la nature (vidéo)

Elfes, trolls, fées… et si ces petits êtres de légende n’étaient pas irréels ? Certains disent les voir ou les sentir. Tous les chamanes évoquent les esprits de la nature ou les animaux totem. Et si nous n’étions pas seuls sur la Terre ?

Vous êtes-vous déjà senti observé lors de vos balades en forêt ? N’avez-vous pas constaté des phénomènes étranges dans votre jardin ? Ressentez-vous quelques manifestations énergétiques particulières au contact de la nature ?

Les éléments (air, feu, terre, eau) ne vous semblent-ils pas parfois comme habités ou vivants ? Rien de plus normal pour certains d’entre nous, qu’ils soient chamanes, sorcières modernes ou médiums, ce sont les petits peuples ou les esprits de la nature qui se manifestent ! Pour le commun des mortels cependant, leur existence ne va pas de soi.

À part en Islande, où le peuple des elfes est pris en considération lors de décisions importantes comme la construction de routes, il semble que les gouvernements négligent la possibilité que d’autres êtres peuplent la Terre. Les chamanes depuis des millénaires ont cependant pris l’habitude de négocier en permanence avec ces autres formes de vie.

L’anthropologue Michael Harner a même élaboré une méthode pour aller visiter le monde d’en bas, celui qui est relié à la terre, afin de rencontrer les esprits de la nature.

Les mondes chamaniques

Dans le chamanisme, il est possible d’effectuer des « voyages » entre les mondes, en état modifié de conscience, afin de percevoir la « réalité non ordinaire ». Pour cela, les chamanes, ou les personnes qui les consultent, peuvent utiliser différents outils comme les plantes psychotropes, la musique, la danse, le chant… Ces voyages permettent de rencontrer les esprits, dans leur monde.

Il existe le monde du milieu, qui est celui où vivent les humains, et le monde d’en haut, peuplé d’êtres autrefois incarnés, d’ancêtres, d’anciens chamanes… mais aussi de grands esprits, de guides, d’anges ou de dieux.

Décrit par de nombreux chamanes autour de la planète, « le monde d’en bas », similaire d’une tradition à l’autre, est un lieu où les énergies sont proches de la terre, où demeureraient les esprits-animaux. Monde parallèle énergétique, atteignable en état modifié de conscience, il pourrait aussi bien être le monde que les elfes, les fées et autres gobelins de notre culture habitent.

C’est symboliquement le monde des énergies telluriques, reliées à la nature, où l’humain peut se ressourcer et rechercher des alliés. Marie Tergemina, chamane dans la tradition mongole, explique :

« Il y a déjà différents mondes si l’on regarde autour de soi : le monde végétal, le monde animal, le monde souterrain de l’antre de la Terre, le monde du ciel, le monde des esprits, le monde de l’être humain. Ces mondes se côtoient, s’assemblent, s’unissent tous les jours, mais ils sont aussi sur différents plans. Nous allons voyager sur ces plans avec le tambour ou les objets de rituel, faire une connexion entre le monde physique et le monde des esprits et aller chercher des réponses. »

Est également pris en considération le monde des rêves, où l’esprit des humains voyage à la rencontre d’autres dimensions :

« Là où toutes les choses se rassemblent, c’est le monde des rêves où tout peut se passer, où tout est illimité, où le mental de l’humain n’agit pas et laisse libre cours à son imagination qui est illimitée et créative sur ce plan-là », précise la chamane.

En Mongolie, le plan des esprits peut être au ciel et se nomme le tengery, tandis que le monde de l’antre de la terre s’appelle engery, chacun représentant différents plans vibratoires.

« Dans le monde des esprits, ces derniers sont réunis par capacités, par niveau vibratoire, ils ne vibrent pas tous sur le même plan, certains peuvent aller aider les chamanes ou n’importe quelle personne disposant des capacités de les appeler… les guides sont sur un plan vibratoire, les ancêtres sur un autre… », détaille Marie Tergemina.

Ainsi, les états modifiés de conscience permettent de « voir » ou rencontrer d’autres plans, peuplés d’êtres réels ou symboliques ; ils sont en lien avec notre histoire et nos capacités et peuvent réveiller en nous des connaissances.

Les animaux totem

Les chamanes communiquent avec les esprits et se servent des informations qu’ils leur procurent afin d’aider les personnes les consultant. Parfois, ils font appel à leur « esprit gardien » qui revêt souvent l’aspect d’un animal dont ils utilisent les « pouvoirs », mais cela peut aussi être un humain ou encore un animal qui prend forme humaine.

« Un animal de pouvoir ou esprit gardien n’augmente pas seulement l’énergie physique et la capacité de résistance aux maladies contagieuses, mais accroît également la vivacité d’esprit et la confiance en soi », explique Michael Harner dans son ouvrage La voie du chamane qui détaille les voyages chamaniques et explique comment rencontrer les esprits. « On consulte d’habitude son animal de pouvoir afin d’obtenir des conseils concernant quelque problème personnel ou pour connaître la cause et le traitement non ordinaires de la maladie d’un patient », détaille Michael Harner.

Ici aussi, la symbolique est importante. Les animaux de pouvoir sont également appelés ainsi parce qu’ils confèrent leurs qualités comme la vision de loin pour l’aigle, la capacité d’ermite de l’ours, la vie en meute du loup…

Ces esprits développent chez l’humain leur force et leur « magie » en s’associant à eux. Il nous est possible d’accroître nos capacités, notamment la force de notre esprit, en nous assimilant à un esprit totem, un animal peut-être même chimérique, qui en nous investissant, nous donnerait de sa puissance et nous permettrait de nous sublimer.

Que cela soit par la force de l’imaginaire et des projections ou par une modification vibratoire, ou encore par une vraie rencontre sur un autre plan. Les esprits sont des aides et des soutiens puissants, mais il faut les respecter et le message est là, c’est un échange.

« Les végétaux, les animaux et tout ce qui compose l’Univers peuvent avoir besoin de l’aide des esprits à un moment donné, pas uniquement les humains. Le chamane aide la nature, il peut aider l’invisible, il est ici pour garder un certain équilibre dans l’Univers. Toutes les forces se réunissent pour garder un certain équilibre. L’état du monde terrestre est inquiétant, on va vers un certain chaos, ça fait partie de l’harmonie, il va falloir descendre vers le chaos pour remonter vers l’harmonie. On doit maintenir cet équilibre dans tout l’Univers », explique Marie Tergemina, qui répète les paroles que son oracle-esprit lui souffle au moment de notre entretien.

Il y a déjà différents mondes si l’on regarde autour de soi : le monde végétal, le monde animal, le monde souterrain de l’antre de la Terre, le monde du ciel, le monde des esprits, le monde de l’être humain.

Échanger entre mondes

Il peut donc s’avérer très utile de pouvoir communiquer avec ces mondes « parallèles » afin d’aider les humains qui sont en souffrance. La chamane Marie Tergemina explique :

« Ces mondes nous permettent de changer l’état d’esprit d’un humain : une émotion qui empêche cette personne de vivre correctement sa vie en harmonie avec la nature. Les êtres visibles et invisibles vont nous aider à agir sur ces différents plans, sur ce qui bloque à ces niveaux-là, et à changer l’état d’esprit pour harmoniser l’être , car cela opère de manière vibratoire. Les esprits peuvent indiquer ce qui est à « réparer » et guider le chamane qui, en tant qu’intermédiaire, pourra agir sur la matière ».

« Les esprits voient beaucoup plus de choses que nous, ils ont une expérience plus étendue. Pour ce qui est des soins sur le corps humain, il est plus facile pour les esprits de travailler à travers nous, en utilisant mon pouvoir mais aussi ma compassion, qui m’amènent à l’endroit requis, je peux être là pour la personne », témoigne la chamane islandaise Tanya Lind.

Sur l’île du Nord, la mystérieuse Islande, la population a totalement assimilé la présence d’autres êtres vivants comme les elfes, qui sont considérés comme des habitants au même titre que les humains. Ainsi, il n’est pas rare que les chamanes soient consultés afin de négocier avec les elfes des aménagements de terrains ou autres. Tanya Lind est une gardienne de sagesse, guérisseuse qui pratique le Seiður, un chamanisme millénaire dont sa famille perpétue les traditions.

« En Islande nous sommes animistes, donc nous voyons la vie sous différentes formes. Chaque parcelle de la nature est un être vivant, l’herbe, les nuages… tout. Dans ma tradition, les forces de la nature ont aussi des archétypes de personnalité. Nous connectons ces différents êtres animés aux dieux, pour communiquer avec la nature à travers la personnalité des dieux, c’est très réel pour nous », raconte Tanya.

Pour elle, c’est d’avoir maintenu la légende vivante qui permet aux Islandais de se connecter avec cette vibration, ainsi que leur rapport aux ancêtres et aux gardiens de leurs traditions.

« Nous croyons en cette expansion de la conscience, qu’il y a plein de dimensions et plein de couches de vie. Le simple fait d’appartenir à cette culture contient cela, mais en tant que chamane j’ai aussi beaucoup de contacts avec le monde des esprits », précise la guérisseuse.

Il n’y a pas qu’en Islande que les petits peuples existent, bien entendu, même s’ils sont particulièrement respectés là-bas. Toute l’Europe semble en être habitée, et nos légendes millénaires les évoquent à travers les âges. Il existerait des centaines « d’espèces » différentes que certains médiums ont même répertoriées. Appelées « le petit peuple », elles sont regroupées sous le terme générique d’elfes.

« Les elfes sont les esprits de la nature. Généralement, ils ne sont pas limités par les lois de la physique, ils ont souvent la capacité de voyager de manière instantanée au travers des dimensions et de disparaître soudainement », raconte Nancy Arrowsmith, auteure d’un ouvrage sur le sujet et médium.

Depuis l’avènement du christianisme qui a rejeté les légendes païennes et l’ultra-urbanisation qui a éloigné les hommes des campagnes, il est dit que le petit peuple s’est retiré loin des regards. Il souffrirait cependant énormément du manque de respect envers la nature et du déni de son existence.

« Quand vous marchez en forêt avec la conscience que vous êtes dans un endroit sacré, en respectant les arbres, même sans penser aux autres êtres, vous êtes connecté aux vibrations de leur monde. Appréciez et apportez simplement une connexion de cœur à cœur et remerciez. Cela permettra de se sentir ancré et de se réjouir, cela commencera à vous ouvrir au fait qu’il y a quelque chose de plus que vous ici », conclut Tanya Lind.

Les elfes d’Islande
Tanya Lind témoigne de la spécificité du rapport entre les elfes et les humains dans son pays.

« Il y a de nombreuses tribus d’elfes, certains ressemblent aux humains, d’autres sont petits, nous les voyons comme une autre race de personnes cohabitant avec nous sur notre île. Ils vivent sur un niveau vibratoire léger, une énergie légère, donc nous avons comme une troisième dimension ici, qui vibre sur une fréquence plus légère et nous voyons cette fréquence parmi nous. Ils vivent dans une plus haute fréquence, il faut donc avoir une capacité spéciale pour les voir.

Souvent, les enfants sont plus ouverts, ils ne sont pas soumis à la pression du monde, ils peuvent les voir. Dans nos légendes, il y a beaucoup de ponts entre les mondes. Nous avons même des mariages, c’est inscrit dans nos registres, dans la loi, et il peut y avoir des enfants. Mon arrière-arrière-grand-mère a d’ailleurs eu des enfants avec un elfe et c’est pour ça que je les vois. »

(Source : INREES)

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