Ô sorcières, laissez-moi vous déclarer ma flamme

Article d’Alain Barbier

Il y a quelques années, je découvrais sur Internet le texte de l’interrogatoire d’une femme accusée de sorcellerie au XVIIe siècle. Cette pauvresse était, à travers le temps, ma voisine, vivant et soignant dans un petit village proche du mien quelques siècles auparavant.

Elle fut emprisonnée, torturée puis brûlée en 1656 dans le bourg proche ou je me rends pour faire mes emplettes. Ce fut le point de départ, j’étais tombé dans le chaudron !

J’adore chercher, me documenter. Ce que je découvris sur ce triste sujet dans les ouvrages que je me procurai et sur Internet me frappa par son horreur et son ampleur.

Pourquoi tant de haine ? J’étais sans voix.

Ces derniers temps des ouvrages concernant ces crimes historiques ont fleuri. Dans la foulée des mouvements #Me Too et « Balance ton porc », la parole des femmes victimes s’est libérée et la nécessité d’explorer les racines de cette oppression, aussi anciennes qu’elles puissent être, est apparue comme une évidence.

Mon livre est le résultat de ces recherches et de mes réflexions. Il déploie l’historique de cette peur, une étrange peur suscitée par une moitié de l’humanité sur l’autre moitié. Peur générant la violence afin de pouvoir tenir à distance, diminuer, asservir cette ennemie : la femme.

C’est dans l’Histoire de l’Occident, celle des religions et des sociétés, de l’Antiquité à nos jours que se trouve la matière de cette « gynophobie ». Et plus particulièrement à compter de la Renaissance (et non du Moyen Âge comme il est souvent dit) au travers de ce qu’on nomme maintenant la « chasse aux sorcières » qui fit des dizaines de milliers de victimes dont la majeure partie furent des femmes (environ 80%).

La (re)découverte de certains textes anciens nous aide à mieux approcher les causes de ces féminicides qui, sous d’autres formes, continuent, trois fois hélas, d’assombrir notre actualité.

Je suis un passionné de littérature et d’histoire, animateur de cafés littéraires et d’ateliers d’écriture. Ayant mesuré l’horreur que fut ce phénomène en Europe dès la fin du Moyen Âge – dont les discriminations et les violences subies par les femmes de nos jours sont l’écho – mes recherches sur ce douloureux sujet aboutissent à ce livre qui ajoute sa modeste pierre à la prise de conscience actuelle qu’il y a urgence à réhabiliter le féminin, au même titre qu’il nous faut sauver notre mère Nature menacée.

« Ô sorcières, laissez-moi vous déclarer ma flamme« , par Alain Barbier

308 pages, format 21 x 13 cm, éditions Encretoile, prix public 20 €.

Ajouter les frais d’expédition selon votre lieu de résidence et le nombre commandé.

Pour plus de précisions, n’hésitez pas à me contacter :

Alain Barbier

La Grand Terre, 1684 route Neuve, 07400 SCEAUTRES

06 89 07 03 19

alainbarbier07@gmail.com

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