RDC : le festival KinAct, ou l’art de recycler les déchets (vidéo)

Retour du KinAct dans les rues de Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC). La 5e édition de ce festival visant à sensibiliser la population à l’environnement a pris fin ce samedi avec un défilé de déguisements faits de détritus.

Vêtus de costumes de canettes, de CDs et de morceaux de miroirs brisés, les performeurs ont déambulé dans le quartier de Makala pour vulgariser l’art de la récupération.

« Les CDs et les disques que vous voyez sont des choses qui sont récupérées dans les poubelles pour être utilisées pour la création. Donc, ce que je dis souvent sur la récupération pour transformer et créer, c’est ce que je fais », déclare Shaka Mfumu Kabaka, un performeur.« Je pense que ça permet aussi aux gens de se poser des questions sur les matériaux et comment, à partir d’un objet qui est une sorte de rebus, on peut créer quelque chose d’assez fantastique, d’assez incroyable », avance l’artiste ‘Chivas et la multiple’.

C’est dans leur local de « Ndaku Ya La vie est belle », dans le quartier de Matonge, autre quartier populaire de Kinshasa réputé pour sa musique et ses bars. que les artistes se retrouvent pour exposer leurs créations tout au long de l’année. Une inscription sur un mur accueille les visiteurs : « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ».

Ramener les arts dans les rues

Eddy Ekete, un plasticien congolais de 43 ans, est le fondateur du festival Kinact. Son ambition est de ramener les arts dans les rues et de s’interroger sur le recyclage des déchets.

« On la trouve sale (la ville), très sale et ça fait longtemps. C’est pour ça qu’on fait ce festival. C’est vraiment pour ça, pour dire : on vit dans les déchets, qu’est-ce qu’on fait avec ces déchets ? »; déclare-t-il.

Annulée en 2020 en raison de la pandémie de Covid-19, l’édition de cette année aura duré trois semaines en mode réduit. Cela n’aura toutefois pas atténué l’enthousiasme des spectateurs. 

« C’est une très bonne chose (l’art et le recyclage). En plus, ça nous permet aussi d’apporter un peu d’intégrité à la ville, parce qu’on voit comment les sacs polluent la ville, ces objets non dégradables qui détruisent le sol », dit Vanza Veluswamina.

Les costumes de miroir guerrier et de miroir sapeur, de Patrick Kitete, ont fait la joie des plus petits. Si le miroir sapeur fait référence à la société des ambianceurs et des personnes élégantes, du nom des Congolais fondus de beaux habits, la matière faite de miroirs brisés est, selon l’artiste, pour rappeler que « l’Afrique est brisée… »

(Source : Africanews)

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