L’ambulancier missionné par les extraterrestres (vidéo)

Lors d’un transfert de patient sur les routes de France en 1969, un ambulancier victime d’un grave accident de voiture prétend avoir été sauvé par des extraterrestres. Retour sur le cas Jean Miguères, un récit interpellant de « rencontre rapprochée ».

D’après une étude(1), des années 1950 à aujourd’hui, entre 250 et 300 Français ont témoigné de rencontres du 3e et 4e type avec de supposés extraterrestres. Si la plupart ont souhaité rester discrets, Jean Miguères dit avoir pour mission de communiquer sans relâche sur son expérience et sur les messages transmis par les entités. Quel crédit accorder à celui qui déclarera avoir été

« régénéré et redimensionné par un être de l’espace » ?

Revenons aux faits. Le 11 août 1969, l’homme est au volant de son ambulance flambant neuve. Il est cinq heures du matin. Le long trajet prévu entre Perpignan et Rouen s’est déroulé sans encombre, pourtant le patient transporté est décédé : l’heure est au recueillement pour son épouse à l’arrière du véhicule. Dans une longue ligne droite, Jean Miguères accélère. C’est alors que des mots se forment dans son esprit :

« Ne crains rien, laisse-toi guider, il ne t’arrivera aucun mal, nous sommes là pour te protéger et tout ne sera que fictif pour toi, tu ne ressentiras rien, nous t’ordonnons d’être calme. »

L’homme a l’étrange impression, non pas d’entendre ces mots, mais de les « ressentir ». Il met cet épisode sur le compte de l’imagination… Quelques instants plus tard, il constate qu’un étrange nuage de forme ronde se détache du ciel, et y distingue une sorte de « plateforme » métallique. Au même moment, une voiture hors de contrôle dont le conducteur est décédé au volant se dirige dangereusement vers eux en sens inverse. L’ambulancier fait des appels de phares, allume son gyrophare… la collision est inévitable.

Les véhicules roulant à 150 km/h, la vitesse relative à l’impact est établie à 300 km/h. Les deux engins s’enchevêtrent dans un immense fracas, désintégrés. Mais à l’instant du choc, le temps semble s’être suspendu. L’homme voit se matérialiser un être d’apparence humanoïde avec une large boîte crânienne, à la couleur de peau inconnue sur Terre, aux yeux en amande et aux arcades sourcilières semblables à de grandes cicatrices. Par télépathie, il s’adresse à Jean :

« Sois rassuré, tu n’es blessé qu’en apparence ; en réalité, tu n’as rien. Tu ne ressentiras aucune douleur physique et ne souffriras jamais de cet accident. Tu seras désormais beaucoup plus fort qu’avant. Je vais te “régénérer” grâce à un procédé qui n’est pas encore connu sur ta planète. »

Puis il appose un disque argenté de la taille d’une pièce de monnaie sur la nuque de l’ambulancier, qui sent un picotement le long de sa colonne vertébrale et se trouve étrangement calme et serein, malgré les circonstances. « Nous reviendrons te voir », est-il prévenu.

Quel crédit accorder à celui qui déclarera avoir été « régénéré et redimensionné par un être de l’espace » ?

Un rétablissement « miraculeux »

L’épave de l’ambulance suite à l’accident. Les bouteilles d’oxygène n’ont pas explosé malgré la violence du choc (évalué à 300 km/h).Les suites de l’événement sont tout aussi invraisemblables. Tandis que les secouristes découpent le véhicule pour dégager le blessé, un médecin lui administre de la morphine.

« J’aurais dû m’endormir après la première injection, raconte-t-il. Or, j’en ai reçu sept et j’ai continué à parler aux secouristes le plus normalement du monde. »

Une fois à l’hôpital, le bilan ne laisse aucun espoir : à ses multiples fractures s’ajoutent de graves contusions au thorax ; son foie est fendu, la rate et la vésicule biliaire ont éclaté, un poumon est perforé. Il sera déclaré cliniquement mort à plusieurs reprises.

Pourtant, défiant tous les pronostics, il survit. Augustin de Ghriss, professeur et ingénieur de formation, s’est pris de passion pour le cas, et raconte cet épisode :

« Son état de santé s’améliore étrangement vite. Et malgré ses 18 interventions chirurgicales, ses os se ressoudent. Il marche sans béquilles, presque normalement, sans avoir suivi aucune séance de rééducation. Aucune claudication ne subsiste, malgré une jambe plus courte de deux centimètres. »

Le rescapé attribue ce miracle à l’intervention de celui qu’il qualifie d’« ami extraterrestre ». Outre sa guérison physique considérée alors par les médecins comme « miraculeuse », il prétend avoir subi des transformations psychiques impressionnantes : il se découvre, dit-il, des dons de télépathie, de magnétisme, son élocution semble aussi facilitée et sa mémoire décuplée.

Alors qu’il est à l’hôpital pour une énième opération, le « visiteur » se présente de nouveau et lui dit faire partie de la race des « mutants de l’Univers ». Un petit disque lumineux apparaît, se déplace vers lui, fait des pauses, puis semble sonder son cerveau. Un long échange avec le disque s’amorce par télépathie :

« L’interlocuteur prétend que lui et les siens viennent en paix pour apporter aide et soutien aux Terriens grâce à leur technologie, et nous éviter le danger qui nous menace et dont on est inconsciemment responsables, celui en particulier de la destruction de la Terre », relate l’ambulancier.

Il apprend qu’il a été choisi pour transmettre des messages de grande importance à toute l’humanité, et affirme que ces messages ne pourront être décodés que par l’intermédiaire de la « force de l’esprit ».

En 1978, les services spéciaux américains et canadiens (NORAD) ainsi que la Nasa, dont un capitaine physicien-instructeur, vont à sa rencontre de façon officielle et secrète.

Un récit sujet à question

Jean-Pierre Troadec a été le témoin privilégié de cette saga, et a rencontré Jean Miguères à plusieurs reprises dès 1977. Aujourd’hui auditeur de l’Institut des hautes études de Défense nationale (IHEDN), certifié en intelligence économique et cybersécurité, il est au moment des faits journaliste pour un magazine ufologique. Il note qu’une trame semble se dessiner entre les récits des nombreux contactés. Jean Miguères, qui dévore la littérature ovni à l’époque, n’aurait-il pas tout simplement pu se nourrir de ces récits ?

« Il aurait en effet pu s’inspirer d’histoires de contactés. Il est extrêmement dur de se prononcer sur ce type de cas reposant sur le seul témoignage d’un individu », partage l’ancien journaliste, « mais on peut lui accorder que son récit n’a jamais changé, il n’est jamais revenu en arrière malgré les centaines de conférences qu’il a données. »

Pendant un temps, l’histoire de Jean Miguères tombe dans l’oubli… Jusqu’à ce que le témoin soit repéré par Guy Tarade, un auteur référent en matière d’ufologie, et se trouve projeté sur le devant de la scène médiatique. Voulant s’assurer de sa fiabilité, rapporte Augustin de Ghriss,

« [il l’a] mis au défi d’inviter son “ami extraterrestre” à survoler Nice entre le 15 et le 31 janvier 1971. À la fin du mois de janvier, il a été stupéfait d’apprendre que la ville de Nice venait d’être survolée. »

Il est dit que les conférences de Miguères seront ensuite très fréquemment précédées ou suivies de survols d’ovnis, remarqués par la population locale et la presse. Un autre homme intervient, contribuant à la notoriété du « cas », nous dit Jean-Pierre Troadec :

« En parallèle, Alain Lefeuvre, journaliste pour un hebdomadaire niçois, publie un article sur lui qui fera sensation, et profite de l’occasion pour fonder une maison d’édition et publier son ouvrage. »

Le phénomène Miguères

Convaincu de l’importance de sa mission, Jean Miguères tente désormais de s’y consacrer par la tenue de conférences et la publication de livres. Il dédie tout son temps et une partie de son argent aux enquêtes de terrain, afin de réunir un maximum d’informations sur le phénomène. Face à ses multiples allégations, outre-Atlantique, le « cas » sera considéré avec sérieux, comme le rapporte Augustin de Ghriss :

« En 1978, les services spéciaux américains et canadiens (NORAD) ainsi que la Nasa, dont un capitaine physicien-instructeur, vont à sa rencontre de façon officielle et secrète. Ils lui font passer des tests psychologiques et tentent de traquer la moindre faille, les incohérences, ou les mensonges. Son examen de passage semble bien se dérouler. »

Convié à New York, et sous escorte de la CIA, il passe des tests au Stanford Research Institute conduits par le professeur Andrija Puharich, qui en sortira convaincu de l’authenticité de son récit. Le contacté se prête de bonne foi à tous types d’expériences :

« J’ai passé beaucoup de tests scientifiques tant en Europe qu’en Amérique, tels que la radiesthésie électronique, l’hypnose, le détecteur de mensonges, etc. Il y a à l’heure actuelle très peu de scientifiques – à moins qu’ils ne soient bornés – qui ne veuillent se rendre à l’évidence du cas Jean Miguères. »

Mais pour certains, l’homme est un « illuminé ». On voit d’un mauvais œil la fascination qu’il exerce, se souvient Jean-Pierre Troadec :

« À la fin de sa vie, un petit groupe s’est constitué autour de lui, ses membres n’étaient plus dans une démarche d’ufologie mais de croyances, adhérant à sa cause sans esprit critique, où se mêlaient ésotérisme et paranormal. »

Par ailleurs, son récit semble montrer certaines faiblesses :

« Il a été tenté de raccrocher à son histoire d’autres observations d’ovnis, et les éléments de vérification qu’il a proposés n’ont pas été très probants. Par exemple, suite à une vague d’observations en Belgique en 1989, Jean Miguères a tenté d’établir un lien infondé entre lui et ces phénomènes. En 1990 à la Martinique, il filme un objet volant discoïdal bleuté, et explique qu’il s’agit d’une image holographique d’un vaisseau spatial d’origine extraterrestre. Une analyse montrera que c’était le reflet du soleil dans l’objectif de la caméra. »

Entre les nombreux phénomènes étonnants qui ont entouré cet homme, et quelques dérives qui vont souvent de pair avec la notoriété, toute la lumière n’a pas pu être faite sur l’expérience de cet ambulancier que rien ne prédisposait à vivre de tels événements. En 1992, à 52 ans seulement, Jean Miguères est assassiné à coups de carabine par son beau-père, emportant avec lui ses secrets. Une sombre histoire de famille… Son aura de mystère le suivra jusqu’à la mort, puisque le médecin légiste affirma devant la cour :

« Je n’ai trouvé aucun orifice d’entrée pour deux des six projectiles retrouvés dans le corps ! »

Portrait-robot d’un E.T.


Au fil de ses échanges avec les entités, on découvre que l’être qui communique avec Jean Miguères viendrait du planétoïde Khrischta. Cette civilisation serait plus avancée que nous de 20 millions de nos années, capable de maîtriser la matière et de voyager dans le temps. Mais comment savoir avec certitude que l’homme est bien en contact avec des êtres venus d’ailleurs ? À l’époque, Claude Poher, chef du département fusées-sondes au CNES de Toulouse émet l’hypothèse, au sujet de cette affaire, d’une

« matérialisation provoquée par le subconscient, par la force psychique ».

Par ailleurs, Augustin de Ghriss envisage la possibilité d’une autre interprétation des cas de contacts rapprochés fondée sur une théorie du physicien Daniel Harran. Dans ce cas,

« il s’agirait de l’intention d’êtres immatériels appelés “élémentaux”, capables de maîtriser la matière. Ces êtres vivant à nos côtés sur Terre auraient la capacité de nous provoquer ce genre de visions. » Hallucination, manipulation mentale, E.T., ou élémentaux vivant sur Terre ? « Le cas Miguères mériterait en tout cas de faire l’objet d’un nouvel examen, fondé sur les avancées de la physique les plus audacieuses, et sur les récentes découvertes dans le domaine spirituel », conclut-il.

(1) Source : étude menée par Claude Maugé, à paraître.

(Source : INREES)

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