Le jardin de Trianon est-il hanté ? (vidéo)

Le jardin de Trianon est-il hanté ?Au début du siècle dernier, deux Anglaises prétendent avoir croisé le fantôme de Marie-Antoinette, lors d’une promenade dans le jardin de Trianon.Un après-midi du 10…

Au début du siècle dernier, deux Anglaises prétendent avoir croisé le fantôme de Marie-Antoinette, lors d’une promenade dans le jardin de Trianon.

Un après-midi du 10 août 1901, deux professeurs de l’université d’Oxford, Charlotte Moberly et Eleanor Jourdain, visitent le Petit Trianon.
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Tout en bavardant, elles errent dans le parc en se disant qu’elles rencontreront bien quelqu’un pour leur indiquer le chemin. Elles finissent par croiser deux hommes qu’elles prennent pour des jardiniers, car ils portent de longues vestes verdâtres et sont coiffés de petits tricornes. Ils leur conseillent d’un ton rogue de couper à travers le jardin.
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. Au bout de quelques minutes, les deux promeneuses commencent pourtant à ressentir un grand abattement, la conversation traîne… Un homme, assis sur la balustrade du bâtiment en question, les regarde avec insistance, comme si elles étaient des intruses. Il les toise d’un air méchant, avant de disparaître…
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Soudain, un inconnu, portant un vaste sombrero et une cape noire jetée sur les épaules, leur fait signe de ne pas aller plus loin. En rebroussant chemin, elles ont le temps d’apercevoir une dame, vêtue d’une robe de mode passée, assise sur un siège au milieu de la pelouse. Miss Moberly raconte : 

«Elle paraissait occupée à dessiner ou à lire et se penchait en avant. Mais, quand nous sommes passées sur sa gauche, elle a tourné la tête et nous a regardées. Son visage n’était pas jeune et, bien qu’assez joli, manquait d’attrait. Elle avait un chapeau de soleil, en paille blanche, perché en quelque sorte sur une bonne épaisseur de cheveux blonds. Sa légère robe d’été était drapée sur ses épaules, à la manière d’un fichu…»

Elles s’étonnent qu’on laisse une touriste s’attarder dans un endroit interdit au public. D’autant plus qu’elles trouvent très incorrecte la façon dont elle les a dévisagées, à leur passage… «Pourquoi bénéficie-t-elle d’un privilège par rapport à nous ?»

De retour dans leur patrie, elles ne parleront d’abord à personne de leur mésaventure, mais décident de retourner à Trianon. Là, elles constatent que les lieux ont changé : les édifices qu’elles avaient admirés ont disparu, les allées empruntées lors de leur promenade sont barrées par des murs en brique qui ont l’air d’être là depuis toujours. A l’endroit où dessinait la dame antipathique se dresse un magnifique buisson de rhododendrons.

Qu’ont vu Miss Moberly et Miss Jourdain ?

Une explication a été proposée en 1965 par l’historien Philippe Jullian. Dans sa biographie de Robert de Montesquiou, il suggère qu’elles auraient assisté à une fête costumée donnée par Mme Greffuhle, une amie du poète, non loin du Petit Trianon. Or, la fête en question eut lieu en 1894, soit sept ans avant leur voyage. Le jour de leur aventure, la comtesse Greffuhle se trouvait à l’hôtel Astor, à Londres, avec sa fille… Alors, qu’ont-elles vu ?
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Pour les spécialistes du paranormal, elles auraient été les témoins des derniers instants de bonheur de la reine Marie-Antoinette dans son petit palais, loin des tracas de la vie de cour. Leur esprit aurait «intercepté» une pensée de la reine émise avec suffisamment d’émotion pour imprégner ce lieu.

(Source : Le Figaro)

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