L’écriture cunéiforme (vidéo)

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L’écriture cunéiforme est un système d’écriture complet mis au point en Basse Mésopotamie entre 3400 et 3300 av. J.-C., qui s’est par la suite répandu dans tout le Proche-Orient ancien, avant de disparaître dans les premiers siècles de l’ère chrétienne.

Au départ pictographique et linéaire, la graphie de cette écriture a progressivement évolué vers des signes constitués de traits terminés en forme de « coins » ou « clous » (latin cuneus), auxquels elle doit son nom, « cunéiforme », qui lui a été donné aux xviiie et xixe siècles. Cette écriture se pratique par incision à l’aide d’un calame sur des tablettes d’argile, ou sur une grande variété d’autres supports.

Les conditions d’élaboration de cette forme d’écriture, qui est la plus vieille connue avec les hiéroglyphes égyptiens, sont encore obscures. Quoi qu’il en soit, elle dispose vite de traits caractéristiques qu’elle ne perd jamais au cours de son histoire.

Le système cunéiforme est constitué de plusieurs centaines de signes pouvant avoir plusieurs valeurs. Ils sont en général des signes phonétiques (phonogrammes), transcrivant uniquement un son, plus précisément une syllabe. Mais une autre catégorie importante de signes sont les logogrammes (souvent désignés comme des idéogrammes), qui représentent avant tout une chose et ne renvoient que secondairement à un son. D’autres types de signes complémentaires existent (signes numériques, compléments phonétiques et déterminatifs).

À partir de son foyer sud-mésopotamien où vivait le peuple qui en est probablement le créateur, les Sumériens, le système d’écriture cunéiforme est adapté dans d’autres langues, à commencer par l’akkadien parlé en Mésopotamie, puis des langues d’autres peuples du Proche-Orient ancien (élamitehittitehourrite entre autres), et il est le système dominant dans ces régions pendant tout le IIe millénaire av. J.-C.

La graphie cunéiforme est parfois adaptée à des systèmes d’écriture obéissant à des principes différents de l’original : l’alphabet dans le Levant de la seconde moitié du IIe millénaire av. J.-C., et un syllabaire dans la Perse de la seconde moitié du Ier millénaire av. J.-C.

L’écriture cunéiforme décline lentement par la suite, avant de se replier sur son foyer de Mésopotamie méridionale où elle disparaît aux débuts de l’ère chrétienne.

Le cunéiforme a été un élément marquant des cultures du Proche-Orient ancien qui ont développé un rapport à l’écrit et des littératures à partir de ce système. Sa redécouverte à l’époque moderne, son déchiffrement au xixe siècle et la traduction des textes qu’il notait ont donné naissance aux disciplines spécialisées dans l’étude des civilisations du Proche-Orient ancien, à commencer par l’assyriologie, et ainsi permis de mettre en lumière les accomplissements de ces civilisations jusqu’alors oubliées.

L’étude des types de textes et des pratiques d’écriture a également mis en évidence l’existence d’une « culture cunéiforme » commune aux peuples ayant utilisé cette écriture, fortement marquée par l’empreinte mésopotamienne.

(Source : Britannica)

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