Un «Robin des Bois» paie les dettes des pauvres

Le quartier de Tuzla, à Istanbul.

Ardoises effacées, enveloppes de billets glissées sous les portes… Un mystérieux bienfaiteur remonte le moral des familles précaires d’Istanbul.

Le mystère reste entier dans le quartier populaire de Tuzla, sur la rive asiatique du Bosphore. Depuis quelques semaines, un mystérieux inconnu se présente dans les épiceries du coin pour payer les ardoises laissées par les habitants.

«Quelqu’un est venu et m’a demandé de voir le carnet où je note les crédits que je fais aux clients», a raconté un commerçant à un média local, cité par le quotidien britannique «The Guardian».

«Il est allé leur parler et est revenu régler leur note.»

Quand l’épicier a demandé son nom au bienfaiteur, il lui a répondu en riant: «Appelez-moi Robin des Bois!» D’autres familles du quartier ont raconté avoir trouvé des enveloppes contenant 1000 livres (1160 €) glissées sous la porte.

Baume au cœur

L’anecdote a mis un peu de baume au cœur de beaucoup de Stambouliotes frappés de plein fouet par la crise. Alimentation, électricité et loyers ont bondi depuis l’effondrement de la livre turque, en 2018. Dans ce contexte, la Turquie a connu une série de meurtres-suicides attribués à des situations de pauvreté extrême, certains emportant des familles entières.

Largement contrôlés par le parti islamo-conservateur AKP, les médias nationaux ont généralement minimisé ces tragédies.

(Source : 20 Minutes)

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