Un botaniste inscrit le nom des plantes sauvages sur les trottoirs de Toulouse (vidéo)

De mystérieuses inscriptions à la craie sont apparues dans les rues de Toulouse. Cette initiative poétique, on la doit à ce botaniste, qui souhaitait mettre en lumière les plantes sauvages qui poussent au milieu du bitume.

Botaniste au Muséum de Toulouse, Boris Presseq s’amuse à écrire le nom des plantes sauvages sur les trottoirs de la ville. Son objectif est de faire prendre conscience aux citadins de l’importance de la nature qui les entoure.

Citadin et botaniste, Boris Presseq est passionné par la biodiversité citadine. Le botaniste raconte ne pas pouvoir s’empêcher de regarder les plantes, “c’est quelque chose de compulsif”, confie-t-il. Selon lui, poser un nom devant une plante permet à celle-ci d’avoir une histoire et une utilisation. Pour Boris Presseq, situées à la base de chaînes alimentaires les plantes ont une importance cruciale, tout particulièrement dans des endroits urbains.

“À partir du moment où l’on nomme quelque chose on lui donne une existence”

Cependant, au sein des grandes villes, très peu d’espaces sont réservés à la flore et à la faune sauvage. Selon Boris Presseq,

si on laissait les arbres pousser (…) on aurait une forêt urbaine”. En effet, le botaniste explique que la biodiversité s’implante dans chaque petit bout de terre. “Il ne faut pas grand-chose à la nature pour qu’elle se développe”, assure Boris Presseq.

(Source : Brut)

3 réflexions sur “Un botaniste inscrit le nom des plantes sauvages sur les trottoirs de Toulouse (vidéo)

  1. Quelle bonne idée, j’aime bien cette initiative et puis savoir le nom cela permet de voir si la plante peut être utilisée. Et il a raison, la nature n’a pas besoin de grand chose pour se développer

  2. On regarde une petite plante tordue qui galère à pousser dans une fissure du goudron, on se rapproche, on s’accroupit, les passants vous prennent pour un cinglé, mais vous, vous écartez les feuilles et découvrez, au pied de cette plante, un peu d’humus sur lequel pousse des plantes encore plus petites, et de la mousse, et vous imaginez que ces quelques centimètres carrés de verdure perdus au milieu d’un continent de béton armé sont, pour quelques minuscules insectes invisibles à l’oeil nu une véritable petite forêt où ils trouvent tout ce dont ils ont besoin…

    Hein? Oui moi aussi j’aime bien regarder les « mauvaises herbes » qui poussent un peu partout en ville. 😉

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s