De minuscules dinosaures planaient grâce à leurs ailes de chauve-souris (vidéo)

Ambopteryx planait surement en se laissant tombé des arbres Min Wang

Un fossile d’un petit dinosaure volant a été découvert en Chine. Il ne pesait sans doute que 300g et se laissait tomber des arbres pour s’offrir des vols planés.

Bien avant que les oiseaux peuplent le ciel, leurs ancêtres, les dinosaures, ont dû s’y prendre à de nombreuses reprises pour parvenir à voler. Un article publié dans la revue Nature présente ainsi le fossile découvert en Chine d’une nouvelle espèce de dinosaure volant dotée de membranes en forme d’ailes, datant d’il y a 163 millions d’années. La forme de ses ailes comparable à celle des chauve-souris actuelles suggère une lignée différente de celle dont descendent les oiseaux.

Ambopteryx, c’est le nom de ce petit dinosaure, qui ne devait pas peser plus de 300 grammes, découvert au nord-est de la Chine. Il était doté d’une membrane au niveau des avant-bras qui lui permettait de voler. Selon toute vraisemblance, il s’agissait d’un omnivore opportuniste. Son estomac contenait un gésier comme celui des oiseaux phytophages actuels (il devait donc se nourrir de plantes), mais également des fragments d’os, signe que la créature a eu droit à un dernier repas carné peu de temps avant sa mort.

Ses pattes suggèrent elles qu’il a évolué pour grimper aux arbres. «Il est très compliqué de savoir comment ces animaux pouvaient voler», explique Vincent Beyrand, paléontologue à l’European Synchrotron Radiation Facility (ESRF) de Grenoble.

«Dans le cas présent, on peut imaginer que ce dinosaure volait sans doute à la manière des écureuils volants, en se jetant des arbres pour planer.»

Ce type de vol est assez surprenant car il est très éloigné de celui pratiqué par les oiseaux, pourtant descendants directs des dinosaures. En effet, les ailes des oiseaux n’ont pas de membrane, c’est leurs bras recouverts de plumes qui leur permettent de voler.

«Si certains oiseaux sont des planeurs et n’utilisent leurs ailes quasiment qu’au décollage, la majorité des oiseaux planent peu et continuent d’utiliser le battement durant le vol, avec une large variété de mouvement, fréquence et amplitude des ailes pour se mouvoir», explique Vincent Beyrand.

Ce n’est toutefois pas le premier dinosaure volant doté de membranes à être découvert. En 2015, une équipe de paléontologues a mis au jour Yi qi, un autre petit dinosaure volant. Mais Ambopteryx est le fossile le plus complet. Jusqu’à cette découverte, les chercheurs pensaient que tous les dinosaures volants pouvaient être directement liés au lignage des oiseaux.

«Avant d’arriver jusqu’aux oiseaux, il y a sans doute eu de nombreux essais infructueux vers le vol», analyse Vincent Beyrand. «La sélection naturelle a fait que seul les oiseaux ont survécu.»

Une convergence évolutive

À une époque sensiblement comparable, mais sur un autre continent, un autre annimal tentait lui aussi de gagner les cieux, l’archéoptéryx . Ses ailes n’étaient pas dotées de membrane mais ressemblaient bien plus à celles des oiseaux. Ce sont les descendants de cette lignée qui ont survécu à la grande crise d’il y a 65 millions d’années.

Mais d’autres animaux tentaient eux aussi de prendre leur envol. Les ptérosaures, cousin des dinosaures sont des reptiles volants du Jurassique et du Crétacé. Ils font partie d’un groupe qui regroupe les dinosaures et les crocodiles mais qui s’est séparé il y a plus de 250 millions d’années.

De manière assez surprenante, les techniques de vol d’Ambopteryx étaient sans doute justement plus proches de celles des ptérodactyles que d’archéoptéryx dont ils semblent pourtant plus proches. «Les ptérodactyles, qui pouvaient atteindre plusieurs mètres d’envergure il y a 70 millions d’années, étaient eux aussi doté de membrane», explique Vincent Beyrand.

«Mais il s’agit sûrement d’une convergence évolutive aléatoire (les deux espèces ont développé le même trait en parallèle, NDLR). Beaucoup d’autres animaux sont pourvus de la même caractéristique, les chauves-souris par exemple. On retrouve même une mini-membrane à l’extrémité des ailes de poulet.»

Inutile pour le vol, elle est peut-être le souvenir d’un processus évolutif fait de tâtonnements.

(Source : Le Figaro)

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