Un robot virtuel devient résident de Tokyo (vidéo)

Un robot virtuel, à l’image d’un petit garçon de sept ans, s’est vu accorder samedi le statut officiel de résident d’un quartier central de Tokyo.

Le garçon, dont le prénom, « Mirai », signifie futur, n’existe pas réellement, mais son intelligence artificielle lui permet d’avoir des conversations par texte avec des humains sur l’application de messagerie LINE. Le quartier branché de Shibuya a décidé d’en faire, sous le nom de Shibuya Mirai, le premier robot du Japon, peut-être au monde, à se voir accorder une identité réelle.

Outre ses conversations, Miraï aime également prendre des photos et modifier, de façon amusante, les selfies que ses correspondants peuvent lui envoyer. Un responsable du quartier a expliqué que Mirai aiderait à faire connaître le quartier, et pouvait également permettre à ses habitants, en lui envoyant des messages, de communiquer avec les autorités locales.

(Source : Belga)

4 réflexions sur “Un robot virtuel devient résident de Tokyo (vidéo)

  1. C’est le XXIe siècle, dans ses balbutiements sociaux, qui commence à nous surprendre et à nous questionner en s’exposant à nos question, avant de nous remettre carrément, intégralement en question.

    Ça viendra plus vite qu’on le pense. Les droits contractuels sont signés en privé, sans discussion. Ainsi évolue le droit. Il nous place devant des faits, euh, des conventions accomplies, qui nous en imposent, de gré ou de force.

    On lui prête une identité réelle, après avoir dit que Miraï n’existait pas. Qu’est une réalité inexistante ? S’agit-il d’une notion de droit réservée aux prototypes de robots ?

    Ne peut-on dire, par exemple, que la fiction (écrite, décrite) est une «réalité inexistante» du seul fait qu’elle vise un futur possible ? Et pourtant elle ‘existe’ d’une certaine façon. Ne serait-ce qu’à la manière d’un programme ou d’une partition ébauchée, avant qu’on l’applique ou la mette à exécution ? Ou à la manière d’un objet dans une boutique d’antiquités.

    Ce n’est pas parce qu’on ne la comprend pas qu’elle n’existe pas pour autant. Elle nous est imposée. Et on la consomme. Cela suffit à faire exister cette chose qui n’existe pas encore. Puisque nous la faisons exister comme telle, toute inexistante qu’elle soit. Comme une illusion, comme un objet d’art.

    On pourrait parler d’un objet imaginaire. Encore objet d’art. Avec des droits réservés par son propriétaire : par exemple, ne pas le toucher ou le souiller, de quelque façon que ce soit, sous peines de représailles. En quoi est-ce différent d’un produit mis en vente sur étagère ? Mais on nous dira que celui-là n’est pas encore à vendre. C’est une sorte de démo. Comme si seuls les vrais humains libres étaient «touchables» gratuitement, du moins sur consentement, sans être forcément dégradés. 😉

    J’ai compris que Miraï servait comme une publicité qu’il représente en faveur d’une robotique mondaine à venir, prise
    à son stade du test public.

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