Le parfum de la Dame en blanc hante toujours la forêt de Compiègne

Illustration. Ombre médiévale devenue légende urbaine DANS LES ANNEES 1960, l'auto-stoppeuse insaisissable is Résolument entrée DANS LE folklore. (LP / EG)

Illustration. Ombre médiévale devenue légende urbaine dans les années 1960, l’auto-stoppeuse insaisissable is Résolument entrée dans le folklore. (LP / EG)

Destin tragique, fin violente. Silhouette évanescente et mélancolique errant inlassablement sur les lieux de sa mort. La légende de la Dame blanche, dont les variantes sont aussi nombreuses que les secteurs géographiques où elle est ancrée, traverse l’Europe et l’Amérique du nord depuis le Moyen-Âge.

Compiègne a la sienne aussi. Terreau fertile, écrin idéal : son massif forestier qui est le plus grand de Picardie et le troisième de France. Comme partout ailleurs, la légende de la Dame blanche compiégnoise est adossée à une légende médiévale qui s’est étoffée au fil du temps.

Une évolution récente lui a donné le visage d’une auto-stoppeuse fantôme. La lointaine Dame blanche, d’ascendance noble, aurait vécu dans le château de Beaumont-sur-Oise (Val-d’Oise) ou dans celui de Pierrefonds. Elle aurait été emmurée vivante par son mari jaloux.

C’est elle qui erra sur les routes de l’Oise pendant des siècles. Jusqu’à ce que l’avènement de l’automobile ne lui offre son visage contemporain : celui de l’auto-stoppeuse que l’on connaît aujourd’hui. C’est la Dame blanche devenue légende urbaine. Depuis les années 1960, la Dame blanche de Compiègne est l’épouse d’un automobiliste qui se serait tué sur la D 332 le long de la forêt. On situe parfois l’accident entre Compiègne et Gilocourt, sans plus de précisions ; parfois devant les ruines de l’abbaye de Champlieu.

L’épouse a survécu à l’accident, mais elle est morte peu après. Depuis, elle erre sur la route, dans la nuit noire. Et fait du stop. Elle ne dit rien, drapée dans sa robe blanche, les cheveux dénoués. « Attention le virage ! » A l’endroit où l’accident fatal s’est produit, elle crie. Et s’évapore. L’on prétend même que si l’automobiliste refuse de la prendre en stop, la Dame blanche a le regard qui tue : quelques secondes plus tard, le conducteur sera victime d’un accident à son tour.

« La Dame blanche est entrée dans le folklore. Elle est toujours vivace, souligne Philippe Barrier, historien du Valois. Les gamins en parlent. Ils ont peur en passant par là. Certains l’ont rencontrée ! » Exemple avec ce témoignage posté en janvier 2013, sur le site rip.paranormal.com : « Moi je ne l’ai jamais vue, mais j’ai des amis qui l’ont prise en voiture ». Vrai de vrai !

Tuée sur une route de l’IIlinois, son ancêtre américaine s’appelait Mary

L’ancêtre des auto-stoppeuses fantômes contemporaines s’appelait Mary. Née dans les années 1930 aux Etats-Unis, la légende de Resurrection Mary relate l’histoire d’une jeune femme que plusieurs automobilistes auraient prise en stop près de Chicago (Illinois).

Sur la route reliant la salle de bal du village au cimetière de Résurrection, la jeune femme vêtue d’une robe blanche demandait à descendre à hauteur du cimetière et se volatilisait.

L’histoire raconte qu’il s’agissait du fantôme d’une jeune femme tuée par un automobiliste le long de cette route, quelques années plus tôt… en sortant du bal. Enterrée avec sa robe du soir dans le cimetière de Résurrection, elle en sortait régulièrement pour s’offrir une promenade nocturne. En souvenir de son dernier bal.

(Source : Le Parisien)

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