Vivre dans un château… d’eau

L’affaire a fait jaser ou sourire. Mais l’idée a fait son chemin : deux architectes parisiennes doivent signer l’acte d’achat du château d’eau de Gigny-sur-Saône en septembre.

 De prime abord, le bâti n’est pas très glamour. En annonce depuis un an, le tarif affiché restait modeste : 35 000 € pour une structure totalement à refaire : un château d’eau construit en 1956 qui n’était plus utilisé depuis plusieurs années.

L’insolite : un moteur

Un pari audacieux et un potentiel exploitable ont pourtant séduit deux architectes parisiennes, Caroline Dubois et Marianne Duhr ont trouvé l’annonce sur un site internet de professionnels du bâtiment : « le caractère insolite du bien nous a tout de suite enthousiasmées », déclarait Caroline Dubois.

Signature en septembre

L’acte d’achat devrait être signé dans le courant du mois de septembre, mais les deux architectes n’ont pas tardé à ébaucher des projets qui devront attendre un peu : « un tel projet architectural est soumis à dérogation. Nous avons le permis de construire mais il nous faut patienter encore trois mois pour pouvoir lancer les travaux car la vocation du bâtiment change ». La surface habitable sera de 200 m². Au rez-de-chaussée, un cellier et l’entrée, au dessus deux niveaux qui seront des chambres, une salle de bain, puis une autre chambre au dessus et une bibliothèque. Le réservoir (partie supérieure évasée du château d’eau) accueillera une cuisine, une salle à manger et tout en haut, un grand salon offrant un point de vue panoramique exclusif à 360 degrés. Le tout sera percé d’ouvertures vitrées pour éclairer un édifice qui ne l’est guère d’origine. Les deux architectes souhaitent implanter un ascenseur qui desservira les différents niveaux.

Location atypique

Caroline Dubois confie que les lieux, une fois les travaux réalisés, seront proposés à la location saisonnière, répondant à une tendance très actuelle : les logis et chambres insolites. Après une nuit dans un phare, une nuit dans un colombier, puis dans une roulotte, une yourte ou dans une cabane perchée dans les arbres, pourquoi ne pas s’inventer une vie de château d’eau, d’autant que la chaîne des Alpes, par temps clair, est visible depuis le haut de l’édifice, et sans vis-à-vis : la cime est perchée à 28 mètres. Pour le syndicat des eaux de Sennecey-le-Grand et sa région aussi, l’opération était audacieuse car le risque était grand de ne pas trouver acquéreur rapidement. Mais au final, l’audace et l’originalité ont fait mouche. Alors, certes, on est loin de la vie de château telle qu’on l’imagine. Ce n’est pas la galerie des glaces du château de Versailles, mais habiter le château d’eau de Gigny, c’est une nouvelle forme d’aristocratie : celle du recyclage et du détournement d’ouvrage.

(Source : Le Journal de S&L)

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